• Lettre à C.
  • La Santé Humaniste
  • Les Quatre Accords toltèques
  • Sagesse & pouvoirs du cycle féminin
  • Les Quatre Accords toltèques

    28 juillet 2015

    Connaissez-vous ce livre ? Il a été pour moi un trésor lorsque je l'ai découvert. Quatre accords à passer avec soi-même pour se sentir mieux et changer son regard sur son propre rôle dans la vie de tous les jours, voilà comment je le résumerais. Laissez-moi vous raconter plus en détails ce que j'en ai retenu...

    Je cherchais un livre... un livre qui me fasse réfléchir, qui me pousse à avancer. J'associe Les Quatre Accords toltèques, de Miguel Ruiz, à l'éveil (réveil serait peut-être plus juste) de ma conscience.
    À environ 600 km à vol d'oiseau de ma région natale, seule, j'étais en plein cœur d'un terrain d'expérimentation parfait, j'avais devant moi une véritable page blanche à écrire. Naturellement alors, les quatre accords toltèques se sont inscrits en trame de fond ; comme une devise.

    Que votre parole soit toujours impeccable

    Quel challenge ! C'est un défi de tous les instants. Penser à ce que l'on dit, prendre même conscience de ce que l'on pense ! Je me suis rendu compte combien je me laissais envahir par ces "mots-poisons", à quelle fréquence je pouvais les utiliser moi-même inconsciemment. Chaque mot pèse son poids de valeurs, d'énergie positive ou négative et la transporte dans le monde. J'ai commencé à comprendre finalement ce que la physique quantique a prouvé aujourd'hui : l'ensemble des corps qui composent l'univers, dont les êtres humains évidemment, est relié.
    J'ai veillé, pendant les mois qui ont suivi ma lecture, à choisir mes mots ou au moins à prendre conscience de ce qu'ils véhiculaient. C'était loin d'être facile et l'habitude a fini par chasser cette nouveauté, j'ai repris ma routine. Un peu plus éveillée sans doute, mais plus aussi assidue à mes paroles positives qui demandent une attention de tous les instants au début.
    Ceci dit, je suis sûre que la concentration développée à ce moment-là a été magnifiquement utile à me laisser de bons souvenirs de cette vie loin de chez moi et dans un environnement parfois surprenant, voire peu accueillant !

    Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle

    Voilà l'accord que j'ai retenu le plus facilement, celui qui me parlait le plus. Et chaque fois que j'y repense, je l'aime ! Vous savez, c'est comme un ami très cher qui vous aurait aidé(e), soutenu(e), quotidiennement, dans une période difficile pour vous empêcher de tomber. Cet ami qui vous a tenu la main et permis d'avancer, de vous lever chaque jour avec une énergie nouvelle et pleine de joie. Celui qui vous a montré tout ce qui était beau autour de vous et, même, qui a transformé tout ce qui vous semblait triste en de nouveaux défis, de nouvelles occasions de vous sentir vivant(e) et fort(e).
    Oui, voilà, c'est lui. Ce deuxième accord a été mon plus fidèle allié là-bas. Tout était plus facile et plus léger grâce à lui. Ce qui venait des autres les concernait uniquement ; je suis devenue un simple "prétexte" pour toutes ces paroles qui auraient pu me vexer ou me blesser. Une saine distance s'est installée entre ma culpabilité et ma responsabilité ; je pouvais regarder les événements autrement et mieux comprendre les leçons qu'ils m'apportaient. Sans enlever le bienfait de ce que l'on pouvait me refléter de positif, je me suis sentie plus libre.
    Là encore, les bons effets de ma lecture se sont quelque peu dissipés avec le temps. C'est comme si ce fonctionnement était en fait une lutte contre des mécanismes depuis longtemps ancrés et, par manque d'énergie positive à certains moments, le naturel revenait donc au galop. Le tableau n'est pas pour autant si sombre : une fois lu et intégré, exercé même pendant plusieurs mois, je crois que je ne peux plus l'oublier ! Et quand il m'arrive, dans un sursaut, de le remettre sur le devant de la scène, même si son effet n'est plus aussi profond, il continue à m'apaiser.

    Ne faites pas de suppositions

    Une drôle de prise de conscience, à dire vrai. J'ai beaucoup aimé celui-ci, même s'il m'a été encore plus difficile à appliquer. C'est fou le nombre de suppositions à l'heure que l'on peut faire ! Miguel Ruiz recommande dans cet accord de poser toutes les questions nécessaires à une compréhension totale qui supprimerait l'usage d'hypothèses. Mais voilà, nous n'en avons pas non plus le réflexe : nous préférons imaginer les pensées d'autrui plutôt que de les lui faire préciser, quitte à nous morfondre si nous supposons qu'elles sont contre nous.
    D'ailleurs, pour cesser de faire des suppositions, il faut tout d'abord prendre conscience de toutes ces suppositions ; et ce premier travail est loin d'être le plus aisé !

    Faites toujours de votre mieux

    Peut-être celui qui m'a paru le plus spontané, le plus facile. Cet accord, je n'ai pas eu l'impression de devoir me forcer pour l'appliquer, mais il m'a permis de mesurer en conscience également l'implication que je mettais dans mes actes et ainsi, quand j'estimais avoir échoué, de me rappeler que j'avais donné mon maximum du moment.
    Je n'ai pas souvenir des détails de cet accord, bien que son importance ne fasse aucun doute, au même titre que les précédents.

    Je vous recommande chaudement la lecture de ce petit livre. Il se lit vite, il se lit bien et, pour peu que vous soyez dans une période favorable à l'application de ces accords, que diriez-vous d'un brin de réconfort intérieur ? Quand vous choisissez de rendre vos paroles positives ("impeccables"), quand vous décidez que les actes des autres ne sont pas pour ou contre vous mais pour ou contre eux-mêmes, quand vous optez pour une question à la place d'une supposition et quand vous vous appliquez à mener à bien ce que vous faites, pas pour les autres mais pour vous, alors vous devenez le créa(c)teur responsable de votre vie ! Et ça, c'est quand même chouette !
    Je m'en vais de ce pas remettre à mon chevet ce livre de poche depuis trop longtemps fermé dans ma bibliothèque !